longtemps, ça, que tu portes de gré ou de force
a rythmé d'autres pas
à mon tour de te rendre,par delà les chutes
et le reste
le ciel, toujours, se mêle à ta boue
cette argile pénétrée d'or pur
charrie-la
tu joues. au grand JE de la vie
violent, d'une âcre pureté
qui va secouer les lents vaisseaux du monde?
faire plonger les comètes
ployer cette terre féconde?
ton chemin: interne éclatement, mue au grand jour
chacun peut voir et en juger
tu es au coeur du commencement
presse les déments sur ton sein
trouve l'issue derrière l'épouvante
voyage sur la grinçante ligne électrisée
ta conscience est chargée des données d'une époque
c'est le soir rouge de l'occident
la machine est en route
elle coiffe toute la terre
il faut se servir de l'alchimie assignée
le feu cherche en se consumant
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