quelquefois touché par cette folie
d'une grâce douloureuse et lancinante
mais ne sachant en vérité ce qu'elle est
comme une phalène malheureuse embrasée
on offre ses ailes à la fange
chaque objet maudit est recherché dehors
avec la soif grandissante de l'Ultime
las, le coeur se brise sur l'indéchiffrable
comprenant à la fois son espoir et sa chute.
c'est dans un incendie que vont finir nos rêves
familiers compagnons d'une vie périmée
et le feu maintenant les dévore et nous trouve
à la mesure de notre folie première nous brûlons
à la mesure de nos errements et de nos prières
tout ce qui précède change et dit son vrai nom
chaque manque vibre d'une symphonie longtemps perdue
la musique se joue et tout en nous se lève
magiquement pour Cela que l'on sert en soi-même
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