mercredi 25 avril 2007

10.coulées

quelquefois touché par cette folie

d'une grâce douloureuse et lancinante

mais ne sachant en vérité ce qu'elle est

comme une phalène malheureuse embrasée

on offre ses ailes à la fange

chaque objet maudit est recherché dehors

avec la soif grandissante de l'Ultime

las, le coeur se brise sur l'indéchiffrable

comprenant à la fois son espoir et sa chute.

c'est dans un incendie que vont finir nos rêves

familiers compagnons d'une vie périmée

et le feu maintenant les dévore et nous trouve

à la mesure de notre folie première nous brûlons

à la mesure de nos errements et de nos prières

tout ce qui précède change et dit son vrai nom

chaque manque vibre d'une symphonie longtemps perdue

la musique se joue et tout en nous se lève

magiquement pour Cela que l'on sert en soi-même

Aucun commentaire: