mercredi 25 avril 2007

11.coulées

si tu n'as rien, c'est ça

cette voix misérable

alors qu'un chant glorieux

jaillira de tes caves

ici viennent les Oeuvres

les siècles débordent

éclaboussent l'étroit portail

ceux qui se tiennent au seuil

sont reconnaissables

lions en cage

hébétude et rage

les submerge

as-tu envié parfois

l'imbécile tranquillité du tiède

comme un état normal

ou pressenti plus juste?

ce que tu regardes est l'avant, non l'après

de tièdeur il n'est pas

viendra l'égalité

possible à la croisée de l'être

encore cette fois

hisse ta destinée

hors l'étreinte des murs

que l'étau sur ta gorge

pétrisse la divine lutte

escortée de sa Mère colossale et guerrière

celle qui n'est pas nommée, la magnifique

si tu renais à la conscience

limpide des origines

toutes les directions

comme autant de flêches carmines

rassembleront pour tes yeux

la multitude

non, de tièdeur il n'est pas ici

mais un lit de douceur traversé par la foudre

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