si tu n'as rien, c'est ça
cette voix misérable
alors qu'un chant glorieux
jaillira de tes caves
ici viennent les Oeuvres
les siècles débordent
éclaboussent l'étroit portail
ceux qui se tiennent au seuil
sont reconnaissables
lions en cage
hébétude et rage
les submerge
as-tu envié parfois
l'imbécile tranquillité du tiède
comme un état normal
ou pressenti plus juste?
ce que tu regardes est l'avant, non l'après
de tièdeur il n'est pas
viendra l'égalité
possible à la croisée de l'être
encore cette fois
hisse ta destinée
hors l'étreinte des murs
que l'étau sur ta gorge
pétrisse la divine lutte
escortée de sa Mère colossale et guerrière
celle qui n'est pas nommée, la magnifique
si tu renais à la conscience
limpide des origines
toutes les directions
comme autant de flêches carmines
rassembleront pour tes yeux
la multitude
non, de tièdeur il n'est pas ici
mais un lit de douceur traversé par la foudre
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