mercredi 25 avril 2007

16.coulées

je sais ce qui cours sur toi

je sais bien de quoi cela se nourrit

les charognars mangent le coeur primitif

celui-là même qui voile la pierre

ils ne s'attardent pas près de celui

qui se drape dans une pensée seyante

qui n'aspire à rien qui ne soit rebattu

et s'y étrangle

celui-ci s'étouffe de vertu, soeur racoleuse du vice

non, c'est bien l'animal étonné qui a perdu son dieu

sa fureur en toi est sismique, mais sa foi sidérale

elle exige et fait plier l'homme pour un au-delà

sois attentif à ceux qui te croient faible

le lien tendre se noue loin des convoitises

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