bois la tasse
prends un peu de torrent dans ton souffle
c'est ce que tu offres de mieux au bouillon de ta rémanence
tes branches mal grandies quittent les côtes hermétiques
ne persistes pas, ne pries pas avec ferveur
c'est le désert, c'est tout, et son unicité
il ne peut pas te sourire, il est mort
n'entretiens pas de connivence avec la fin
son hospitalité est trompeuse
c'est que rien ne peut te contredire
ensevelie dans cette faille hors du temps
l'eau vive insufflera la nage au paralytique
et l'anesthésie perdra son privilège
sortie d'un cocon mental au tissage serré
l'alerte est un signal réjouissant
ta peau rétractée voudra sentir
ta menbrure d'insecte gauche se détendra
loin de l'ennui, et loin du sable triste
où rien ne sait s'opposer au néant
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