mercredi 25 avril 2007

6.coulées

il y a cet engourdissement de l'âme

nul ne sait

opaque reflux de sang épais

ça gronde et ça dort

tu prends le chemin du sommeil

quand vivre fait peur

qui apprivoise, qui détruit?

tous ils rient

angoisses acides, remontées pubescentes

dans les champs désertés du savoir

glissement de terrain

rien n'aidera car c'est ton poids seul

à contre-courant

un bloc calciné te regarde

ô l'Ultime dessine l'inattendu

déploie lentement sa présence

il est dit:

assez goûté de ces mets sans saveur

les lignes sont ici pour être brisées

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