il y a cet engourdissement de l'âme
nul ne sait
opaque reflux de sang épais
ça gronde et ça dort
tu prends le chemin du sommeil
quand vivre fait peur
qui apprivoise, qui détruit?
tous ils rient
angoisses acides, remontées pubescentes
dans les champs désertés du savoir
glissement de terrain
rien n'aidera car c'est ton poids seul
à contre-courant
un bloc calciné te regarde
ô l'Ultime dessine l'inattendu
déploie lentement sa présence
il est dit:
assez goûté de ces mets sans saveur
les lignes sont ici pour être brisées
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