je marche, docile, comme un trou d'ombre
je détruis chaque lueur qui n'est pas Toi
prise dans mes eaux salies
lentement je délie
chaque membre
mélancolie ô broderie de mon âme!
maintenant, j'exerce mon oeil à ta nuit
je dessille chaque cellule dans l'eau dormante
souple pesanteur des pensées
comme de lourdes fleurs nébuleuses
comme un toxique lierre à mes tempes
exsudant, tour à tour
papillons obèses aux ailes moignons,
risibles fées sans baguettes, chouettes aveugles!
mon voeu pénible se bat dans ce grouillant silence
je marche, docile, vers ma mue
je refuse chaque diamant qui n'est pas Toi
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