mercredi 25 avril 2007

9.coulées

je marche, docile, comme un trou d'ombre

je détruis chaque lueur qui n'est pas Toi

prise dans mes eaux salies

lentement je délie

chaque membre

mélancolie ô broderie de mon âme!

maintenant, j'exerce mon oeil à ta nuit

je dessille chaque cellule dans l'eau dormante

souple pesanteur des pensées

comme de lourdes fleurs nébuleuses

comme un toxique lierre à mes tempes

exsudant, tour à tour

papillons obèses aux ailes moignons,

risibles fées sans baguettes, chouettes aveugles!

mon voeu pénible se bat dans ce grouillant silence

je marche, docile, vers ma mue

je refuse chaque diamant qui n'est pas Toi

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